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 Ép. 6 - Rédemption : pour son salut, j'expierai ses fautes Voir le sujet suivant
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Leeloo
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Message Posté le : Dim 06 Fév 2005 à 19:23 Répondre en citantRevenir en haut

Et voilà, la suite !!! Accrochez vos ceintures, je vous emmène dans mon monde de Smallville.



Ashley Walker courait à travers la forêt. Elle sentait son sang affluer à ses tempes. Elle avait perdu toute notion du temps. Elle ne savait plus depuis quand elle courait. Un point de côté lui vrillait les côtes. Son coeur battait à un rythme affolant. Elle crut qu’il allait jaillir de sa poitrine et continuer de battre sur le sol. Son pied heurta une racine et elle tomba. Elle voulut se relever mais la terre détrempée la fit glisser. Ses larmes embuaient sa vision. Elle ne distinguait rien devant elle. Elle tourna la tête en tous sens. Elle ne voyait que des arbres. Des arbres à perte de vue. Mais pourquoi sa voiture était-elle tombée en panne ? Pourquoi n’avait-elle pas écouté sa mère et prit l’autobus pour la rejoindre en Floride ? Pourquoi n’avait-elle aucun sens de l’orientation et s’était-elle perdue en chemin ? Un bruit de pas la tira de ses pensées. Il approchait. Elle se remit sur ses pieds. Ce n’était pas le moment de se poser des questions. Elle devait courir. Courir le plus vite possible. Le plus loin possible. Quelques gouttes de pluie se mirent à tomber sur son visage déjà abîmé par sa folle cavalcade.
« Il ne manquait plus que ça ! » se dit-elle.

Elle se remit à courir. Les branches giflaient son visage et lui arrachaient les cheveux. Mais, elle ne ressentait plus aucune douleur. Comme si toute la peau de son corps avait été anesthésiée par tous les coups qu’elle avait subis. Au début, elle avait pensé à se protéger le visage de ses mains. Puis, la fatigue l’avait gagnée et elle ne se protégeait plus. Tout ce qu’elle avait en mémoire s’était de sortir de cette forêt vivante. La pluie se mit à tomber avec plus de violence. Un éclair zébra le ciel. Un grondement se fit entendre peu de temps après. Elle devait faire abstraction de ce maudit point de côté. Elle ne pouvait pas s’arrêter. Un autre éclair apparut. Dans la brève lumière, elle vit son salut. Elle allait sortir de cette maudite forêt. Après, elle longerait la route vers la maison la plus proche. Elle taperait et demanderait de l’aide. Elle se mit à détaler comme un lapin. Ses baskets imprégnées de boue manquèrent de la faire tomber. Elle reprit son équilibre. Elle tendit l’oreille pour savoir si elle avait échappé à son poursuivant. Plus aucun bruit de pas. Elle sourit. Son calvaire allait prendre bientôt fin. Elle se remit à courir en comprimant ses côtes pour estomper son point de côté. Elle ne pouvait pas, ne devait pas flancher maintenant. Ce qu’elle avait prit pour la fin de la forêt était en réalité une petite clairière où trônait un autel en pierre. Elle tomba à genoux, épuisée. Elle prit sa tête entre ses mains. Tout son corps fut parcourut de sanglots. Il l’avait conduite là où il voulait qu’elle se rende. Dans la gueule du loup. Elle releva la tête. Ca ne pouvait pas se finir ainsi. Elle ne se laisserait pas faire aussi facilement. Elle se battrait corps et âme pour se sortir de là. Elle se releva. En se retournant, elle tomba sur lui. Il se trouvait juste derrière elle. Un masque de loup recouvrait son visage. D’une main, il l’attrapa par les cheveux. Elle se débattit en le frappant à coups de poings et de pieds. De son autre main, il sortit une seringue. Il retira l’embout avec les dents et le cracha au loin. Il lui pencha la tête sur le côté et lui injecta le contenu de la seringue dans la veine jugulaire. Il la relâcha et elle tomba sur le sol comme une poupée de chiffon.
« Je t’ai injecté un produit qui va te paralyser en un rien de temps. Petit à petit, tu ne vas plus pouvoir bouger.
- Pourquoi vous me faîtes cela à moi ? cria-t-elle en ressentant les premiers effets de la drogue.
- L’heure de ta rédemption est proche. »

Son pied droit était tout engourdi. Elle commença à ramper. L’homme la suivait en ricanant.
« Tu ne vas pas pouvoir aller bien loin dans cet état. Tu ne sens déjà plus tes jambes. Puis ça sera au tour de ton corps, puis viendront tes bras. Et enfin, tu ne pourras plus parler. Tu ne crieras pas pendant ce que je te ferai subir.
« Vous êtes complètement malade. Vous ne vous en tirerez pas aussi facilement. Un jour, quelqu’un vous fera payer ce que vous... »

Plus aucun son ne sortait de sa bouche. L’injection avait fait son effet. Il se pencha et prit Ashley dans ses bras. Il l’étendit sur l’autel. Il lui retira ses vêtements avec douceur. Il la voulait nue. Il sourit à la vue de la peur qu’il pouvait lire dans ses yeux.
« Il va me violer, se dit-elle. Non, pas ça. »

Elle voulut crier son mécontentement, sa peur. Mais aucun son ne sortait de sa bouche. Elle se rendait seulement en Floride pour Halloween. Et maintenant, elle se trouvait nue devant un homme dont elle ne distinguait pas le visage, étendue sur un autel en pierre. Et surtout, elle savait qu’elle allait mourir sans pouvoir se débattre ou crier sous la douleur. Car elle était sûre d’une chose : elle allait souffrir mille morts avant qu’il l’achève. Elle l’entendait murmurer des prières en latin. Elle le vit brandir un couteau. Une douleur lancinante envahit son être. Elle hurla dans sa tête. Le couteau réapparut. La lame pleine de sang eut raison d’elle. Elle s’évanouit à la vue du sang qui perlait sur son corps. Il attendrait patiemment qu’elle reprenne conscience. La voix dans sa tête lui disait d’attendre son réveil pour continuer. Il regarda le corps nu de la jeune femme. Un corps souple et blanc. Les gouttes de pluie s’agglutinaient sur ce corps svelte. Le sang coulait de la blessure qu’il lui avait infligée sur les côtes. La nuit promettait d’être longue avant que sa mission soit achevée.


Qu'en dites vous ????? Clin d'oeil

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Message Posté le : Dim 06 Fév 2005 à 20:49 Répondre en citantRevenir en haut

et bien je dis que j'attendais cela depuis trop longtemps et que c'est vraiment exeptionel!!
tu écris de mieu en mieu! c'est carrément divin!!!
jespere que la suite est pour bientot car je n'en peux plus d'attendre!!!!
je suis carrément à fond dans toutes tes fics!!
lol je les ai toutes imrpimée! mdr!!!!
jtadore ma tite aline!!!! reviens moi vite sur msn!
jadore jadore il n'y a rien d'autres à dire c'est exeptionel!
chapo!!!!

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Alexandre
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Message Posté le : Lun 07 Fév 2005 à 18:09 Répondre en citantRevenir en haut

Pourrait tu me donner l'ordre dans lequel il faut lire tes fics car comme je les imprime

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Message Posté le : Lun 07 Fév 2005 à 22:19 Répondre en citantRevenir en haut

alors 1.1. Retour à Smallville ; 1.2. Dévorer ; 1.3. Coup de foudre ; 1.4. Origines ; 1.5. Répliquant ; 1.6. Rédemption

Merci Alexandre de me lire !!! Très content

Merci à toi Juju de me soutenir depuis le début !!! Embarassé

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Message Posté le : Lun 07 Fév 2005 à 22:20 Répondre en citantRevenir en haut

alors voilà la suite de ma fic !!!!



Clark se réveilla la bouche sèche. Il tourna la tête vers son réveil. Deux heures du matin. Il se leva sans bruit et s’étira. Il ouvrit la porte qui grinça légèrement sur ses gonds. Il sortit dans le couloir et descendit l’escalier sans qu’une marche ne craque sous son poids. Il entra dans la cuisine et ouvrit le réfrigérateur. Il s’empara d’une bouteille de lait et commença à boire au goulot. Il n’y avait aucun bruit dans la maison. Tout le monde dormait sauf lui. Il rangea la bouteille où il l’avait prise et remonta. Voyant de la lumière filtrer sous la porte de la chambre de sa soeur, il s’approcha doucement. Aucun bruit ne lui parvenait. Il posa sa main sur la poignée et la tourna doucement. La porte s’ouvrit sans bruit. Erin était assise à son bureau et regardait un dépliant. Elle sursauta à l’entrée de son frère. Il referma la porte derrière lui et s’approcha d’elle. Il regarda le dépliant par-dessus son épaule. Il serra les poings de rage lorsqu’il découvrit que c’était une demande d’inscription pour une université de Californie.
« Tu comptes partir à cause de lui ? demanda-t-il.
- Je ne sais pas encore.
- Tu prendrais la fuite à cause d’un amour perdu et laisserai une nouvelle fois ta famille, tes amis derrière toi. Je ne savais pas que ma petite soeur était une personne égoïste. »

Sur ces mots, Clark sortit de la chambre laissant Erin à ses réflexions. Elle dut admettre que son frère n’avait pas entièrement tort. Mais, elle ne pouvait pas rester dans cette ville où elle pouvait croiser à tout moment Lex Luthor. Et elle n’avait aucune envie de le revoir. Cela faisait quinze jours qu’elle ne l’avait pas vue. Même pas entraperçue. Et elle se portait comme un charme.
« Arrête de te raconter des histoires, Erin Kent ! se dit-elle. A chaque fois que tu penses à lui les larmes te montent aux yeux. Il faut que tu te rendes compte que tu... »

Elle secoua la tête pour empêcher les mots de sortir. Elle jeta un dernier coup d’oeil au dépliant posé sur son bureau.
« Crois-tu vraiment que c’est une bonne idée de partir à l’autre bout du pays ? De quitter ta famille et tes amis ? Crois-tu vraiment que tu arriveras à l’oublier ? »

Elle déchira le dépliant et le jeta dans la corbeille à papier près de son bureau. Elle tourna son fauteuil pivotant vers la fenêtre et regarda la pluie tombée au-dehors. Ses yeux s’embuèrent de larmes et elle se mit à pleurer doucement.



Clark n’était pas retourné dans sa chambre. Il s’était adossé à la porte de sa soeur. Il respirait doucement pour recouvrer son calme. Il avait vu Erin détruire le dépliant avec sa vision X. Maintenant, il l’entendait pleurer doucement à travers le bois de la porte. Il avait mal pour elle. Il ne supportait pas que sa petite soeur adorée soit malheureuse à ce point. Deux semaines que cela durait. Il fallait que ça cesse. Il devait trouver une solution.
« Mais que pourrai-je faire ? » murmura-t-il.



Il avait les mains pleines de sang. Il tourna son regard vers ce qui restait du corps d’Ashley. Son oeuvre était terminée pour ce soir. La pluie effacerait les traces de sang de l’autel en pierre. Il devait retourner à sa voiture chercher une pelle pour enterrer le corps. Mais, il devait se débarrasser de ses affaires pleines de sang avant. Il y avait souvent des couples de jeunes qui venaient se bécoter tranquillement dans le secteur. Il retira sa tunique noire et s’essuya les mains le mieux qu’il le put. Il la détruirait une fois arrivée chez lui. Il traversa la forêt avec son précieux paquet sous le bras jusqu’à sa voiture. Il ouvrit le coffre, y jeta sa tunique et récupéra la pelle. Il savait déjà où il allait l’enterrer. La propriété des Luthor n’était pas loin d’ici et à cette heure personne ne le verrait. D’ici à demain en fin de matinée, quelqu’un aura retrouvé le corps. Et tout le monde accuserait Lex Luthor comme étant l’assassin. Il sourit à la vue du prochain gros titre : « Lex Luthor accusé de meurtre. Il clame son innocence. » Il devait se dépêcher, il n’allait pas tarder à faire jour.

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Message Posté le : Mer 09 Fév 2005 à 20:23 Répondre en citantRevenir en haut

Chloé était arrivée très tôt à la Torch. Elle peaufinait son article sur la pollution de la source du terrain des Adams. Ils avaient accusé à tout va la Luthorcorp de décharger leurs produits toxiques sur un terrain près du leur. Son enquête avait révélé qu’en fait les Adams, à court d’argent, avait pollué eux-mêmes leur source, tuant de surcroît leur bétail, pour toucher des dommages et intérêts de la part de Lex. Chloé écrivit la dernière ligne et imprima son article qui allait paraître en première page du journal du lycée. Pete entra. Chloé se retourna brièvement sur lui.
« C’est génial, Pete. Tu arrives au bon moment pour lire mon article.
- Bonjour, Pete. Bonjour, Chloé, ironisa Pete.
- Oh excuse-moi, mon petit coeur. »

Pour se faire pardonner, elle courut dans ses bras. Elle l’embrassa longuement puis repartit à son bureau.
« Ah les reporters ! murmura-t-il.
- Je t’ai entendu ! dit-elle en souriant. Tu ne me referas pas !
- Et je n’en ai aucunement l’intention. Je t’aime comme tu es, ma belle. Alors, tu me le montres cet article ou il faut que je te supplie à genoux.

Joignant le geste à la parole, il se mit à genoux devant sa dulcinée. Elle éclata de rire et tomba à genoux devant lui. Elle plaqua ses paumes sur son visage et l’attira à elle. Ils tombèrent l’un sur l’autre en continuant de s’embrasser. La porte du journal s’ouvrit sans qu’ils en prennent conscience tant ils étaient en train de se rassasier l’un de l’autre.
« Vous me le dites si ma présence vous gêne », s’exclama Clark en riant.

Gênés, les deux tourtereaux se redressèrent. Les joues en feu, Chloé retourna préparer le tirage de la Torch pour la diffusion. Pete alla s’asseoir à son bureau et sortit son appareil photo numérique de son sac qu’il connecta ensuite à son ordinateur.
« Erin n’est pas avec toi ? demanda Chloé prenant conscience de l’absence de sa meilleure amie.
- Non, comme tu peux le voir. Elle discute avec Lana.
- Clark, viens voir un peu les photos que j’ai prises pour illustrer le grand article de Madame la Reporter.
- Pete, ne m’appelle pas comme ça ! » s’exclama-t-elle.

Clark prit une chaise et s’installa à côté de son ami. Ce dernier fit défiler les photos une à une. Elles montraient le troupeau qui avait été entièrement décimé. Les Adams posaient près de la source incriminée. Les photos étaient d’une très bonne qualité. Pete était un très bon photographe. Clark trouvait que ses deux amis faisaient un très beau couple professionnel comme personnel.
« Je vais poser la question que tout le monde se pose. Lex coupable ou pas ? déclara Clark.
- Tu le sauras en lisant mon article, répliqua Chloé.
- Moi, j’attends toujours pour le lire », répondit Pete.

A cette pensée, Chloé se mit à rougir de plus belle. Elle se racla la gorge et mit ses cheveux derrière les oreilles. Ce qu’elle faisait toujours lorsqu’elle se sentait gênée. Elle leur tendit la feuille et s’installa à son bureau attendant des réactions de leur part.
« Ton article est très bon comme toujours, ma belle. »

Chloé rougit encore un peu plus à ce compliment. Pete se leva et l’embrassa délicatement sur les lèvres.
« Oui, très bon. Tu as mené cette enquête comme un pro, comme d’habitude. »



Erin, adossée à son casier, discutait avec Lana.
« Ta tante a vendu le Talon ! s’écria Erin. Je n’en reviens pas. Comment as-tu pris ça ?
- Très mal cela va s’en dire. Nous nous sommes disputées âprement à ce sujet hier soir », déclara Lana.

Elle avait encore du mal à contenir sa rancoeur vis à vis de sa tante.
« A qui l’a-t-elle vendu ?
- Je ne sais pas. Elle a refusé de me communiquer le nom de l’acheteur.
- Encore un établissement de Smallville qui va finir en emplacement de parking. Quelle tristesse !
- A ce qu’elle m’a dit, l’acheteur compte le transformer en café sympa pour les jeunes du coin.
- Formidable.
- Le seul problème c’est qu’il recherche un gérant pour s’en occuper.
- Je me demande bien qui va le diriger. »

Une idée venait de germer dans l’esprit d’Erin. Et si elle se présentait en tant que gérante ? Avec ses résultats de scolaire, elle pourrait louper certains jours de cours sans problème. Il faudrait qu’elle en touche deux mots à Monsieur Ross.
« Qui doit recevoir les potentiels gérants ? Ta tante ou l’acheteur ?
- Ma tante. L’acheteur ne veut pas que son nom soit mentionné. Il veut garder son anonymat. Toi, tu as une idée derrière la tête.
- Non, pas du tout ! » mentit Erin.

La sonnerie retentit, annonçant le début des cours. Lana attrapa ses livres dans son casier.
« A tout à l’heure. Si j’arrive en retard aux cours de Madame Rodriguez, elle va me passer un savon. »

Erin sourit à cette pensée. Madame Rodriguez était un professeur très strict. Et le pire c’était que ça se voyait sur elle. Elle portait toujours des tailleurs noirs, ses cheveux roux tirés en chignons et ses lunettes rondes dorées. Elle ne supportait ni les bavardages ni les retards en classe. Quand quelque chose n’allait pas pendant son cours, soit elle tapait avec sa grosse règle de bois sur le bureau, soit elle faisait crisser le tableau noir de ses longs ongles manucurés faisant sursauter tous ses élèves. Elle avait une voix stridente et lorsqu’elle criait il fallait mieux se boucher les oreilles pour ne pas avoir les tympans percés. Erin salua son amie qui se mettait à courir le long du couloir pour ne pas arriver en retard. Le couloir se vidait au fur et à mesure. Erin, toujours adossée à son casier, regardait les lycéens se presser en classe. Elle referma son casier avec son pied et prit la direction du parking.

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Leeloo
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Message Posté le : Jeu 10 Fév 2005 à 20:58 Répondre en citantRevenir en haut

Lex composa le numéro de téléphone de Nell.
« Madame Potter, bonjour, ici, Lex Luthor »
- Bonjour, Monsieur Luthor. Que me vaut votre appel ? »

Nell arrangeait un bouquet de roses rouges pour un client dont sa femme venait d’avoir deux garçons. Elle avait coincé le combiné du téléphone entre son épaule et son cou ce qui laissait ses mains libres d’achever leur travail.
« Appelez-moi Lex.
- Mais appelez-moi Nell.
- Je vous appelais... Nell... pour savoir si vous aviez eu des entretiens pour le poste de direction au Talon ?
- Je peux vous faire patienter une petite seconde ?
- Bien sûr ! »

Nell tendit le bouquet à son client qui sortit deux billets de 10 dollars.
« Toutes mes félicitations, James, pour tes garçons.
- Merci, Nell. Tu sais c’est Abigail qui a fait tout le travail.
- Dis à Abby que je passerai la voir dans la journée.
- Je n’y manquerai pas, Nell. A tout à l’heure. »

Elle attendit qu’il quitte la boutique pour reprendre sa communication.
« Excusez-moi, Lex. James Young était dans la boutique et je ne préférai pas trop parler devant lui. C’est un brave homme mais il ne sait pas tenir sa langue.
- Vous avez tout à fait raison. Pour le moment, je ne veux pas que l’on sache que je suis le nouveau propriétaire.
- Je comprends tout à fait vos motivations. Si on l’apprenait l’établissement ne marcherait pas bien du tout. »

La famille Adams avait fait une mauvaise publicité à la Luthorcorp. Les habitants de Smallville n’avaient plus confiance en l’héritier des Luthor. Tout le monde l’accusait d’être un monstre et d’entreposer des barils de produits toxiques sur leurs terres. La semaine qui venait de s’écouler avait été éprouvante. Chloé avait enquêté et son article publié aujourd’hui devait rétablir la vérité aux yeux des fermiers. La voix de Nell lui parvenait du combiné et il se souvint qu’il était toujours en ligne avec elle. Il se leva et se servit un verre de scotch sans glace.
« Lex, vous êtes toujours là ? demanda Nell, inquiète de ne plus l’entendre.
- Oui, Nell. Je vous écoute. »

Il avala une longue rasade de scotch. Une grimace se peignit sur son visage lorsque l’alcool lui brûla l’intérieur de la gorge.
« Pour répondre à votre question, je n’ai reçu que deux candidats. Jose Hernandez, 55 ans, retraité des affaires. Il vient de s’installer en ville avec sa femme et ses trois enfants.
- Il pourrait correspondre à ce que je recherche ?
- Franchement, je ne pense pas. Je l’ai trouvé trop guindé.
- Et l’autre ?
- Brandon King, 18 ans, joueur de football. Il suit des études à l’université de Metropolis. Il aime faire la fête et boit en grosse quantité.
- Bon, cela ne m’avance pas. Je vous remercie de prendre le temps de recevoir les candidats.
- Je vous en prie, Lex. Cela est tout à fait normal. »

La clochette de la porte du magasin retentit. Nell se retourna et vit Erin pénétrer dans le magasin. Elle fit signe de la main à Nell et alla sentir le parfum des fleurs.
« Il va falloir que je vous laisse, déclara-t-elle à Lex.
- Tenez-moi au courant si vous avez d’autres candidats.
- Je n’y manquerai pas. »

Elle raccrocha le combiné. Elle regarda Erin évoluer dans le magasin, sentant toutes les fleurs sur son passage. Une rose parmi les roses. Elle s’approcha d’elle et lui posa sa main sur l’épaule.
« Erin, que puis-je faire pour toi ?
- Je voulais vous parler, Madame Potter.
- Assis-toi. »

Elle lui tendit un tabouret devant le comptoir. Erin s’y installa. Elles se regardèrent un moment sans prononcer une parole.
« Madame Potter, promettez-moi de ne pas rire.
- Pourquoi rirai-je ?
- Promettez-moi, s’il vous plaît !
- Je te le promets, déclara Nell en plaquant sa main droite sur son coeur.
- J’aimerai diriger le Talon. J’en ai les compétences...
- Erin, ce n’est pas une partie de plaisir de diriger un établissement. Tu as tes études...
- Je sais tout ça, Madame Potter, l’interrompit-elle. Le Talon est très important pour moi. »

Nell sourit à cette phrase. Lex lui avait déclaré la même chose lors de son achat. Il n’aurait pu supporter le fait de voir quelqu’un d’autre le racheter et le démolir en suite pour en faire un parking.
« Mes études se portent très bien. Je suis en avance par rapport aux autres élèves. Je suis persuadée que le Proviseur Ross me laisserait travailler au Talon, disons trois jours sur cinq. Et j’y passerai tous mes week-ends également.
- Et tes parents ?
- Mes parents seront tout à fait d’accord également. S’il vous plaît, Madame Potter, laissez moi une chance de faire mes preuves.
- Erin, ce n’est pas à moi de faire ce choix, mais au nouveau propriétaire.
- Et qui est ce nouveau propriétaire ?
- Je ne peux pas communiquer son nom.
- Vous lui parlerez de moi ?
- Bien sûr, Erin. »

La jeune fille se leva. Elle serra la main de Nell et sortit du magasin, avec autant de grâce qu’elle était entrée. Nell resta assise à la regarder disparaître de la baie vitrée. Erin était une étudiante brillante. Jeune mais brillante. Pourrait-elle diriger le Talon ?
« Cette jeune fille a assez de caractère pour réussir tout ce qu’elle entreprendra », se dit-elle.

Nell devait prévenir Lex. Ils tenaient enfin la perle rare. Mais comment lui expliquer que c’était Erin Kent qui avait retenue toute son attention ? Surtout comment Lex allait prendre cette nouvelle ? Tout le monde savait en ville qu’entre eux deux, ce n’était plus l’amour fou.
« Ces deux jeunes sont aussi têtus l’un que l’autre », soupira-t-elle.



Le shérif Miller conduisait sa voiture doucement sur la départementale. Il faisait sa ronde comme tous les matins. Une voiture au loin attira son attention. Il se gara juste derrière elle. Il descendit de son véhicule. Un autocollant collé sur le pare-choc retint son attention : « Il faut aider son voisin, Dieu vous le rendra ». La voiture était immatriculée dans le Colorado. Il s’en approcha doucement. Les clés étaient encore sur le contact. Il toucha le capot. Froid. Apparemment, la voiture avait dû passer la nuit au bord de la route.
« Peg, ici le shérif.
- Je vous écoute Shérif.
- J’ai besoin d’une recherche. Ford, année 70, verte pomme, immatriculée dans le Colorado, 3 Albert-Suzie-Henry-Walter-Albert-Laurie-Kate.
- Bien reçu, Shérif. Je lance la recherche. »

Peg travaillait avec le Shérif Miller depuis de nombreuses années. Il avait toujours eu confiance en elle. Elle s’était mariée avec un fermier des environs qui ne supportait pas qu’elle travaille. Pour lui, une femme ne devait pas travailler. L’homme, seul, devait ramener la nourriture suffisante à mettre sur la table. Beaucoup d’hommes de Smallville tenaient le même discours à leur femme. Mais Peg s’en fichait. Elle aimait son travail et c’était ce qui était le plus important dans sa vie.
« Shérif ?
- Oui, Peg.
- La voiture appartiendrait à une certaine, Ashley Walker, domiciliée à l’université de Denver.
- Elle est bien loin de chez elle. Appelle-moi une dépanneuse pour remorquer la voiture jusqu’au centre.
- Tout de suite, Shérif. »

Le Shérif s’approcha de la voiture. Il ouvrit doucement la portière avec un mouchoir. Il trouva le sac à main rangé dans la boîte à gants. Il l’ouvrit en faisant attention de ne pas laisser d’empreintes. Il vida son contenu sur le siège passager. Portefeuilles, maquillages, papiers de voiture.
« Peg, j’ai comme un mauvais pressentiment.
- Comment ça Shérif ?
- Tu as déjà vu une femme laissée son sac à main derrière elle.
- Vous croyez qu’elle a eu des ennuis ?
- C’est possible. »

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Message Posté le : Ven 11 Fév 2005 à 16:18 Répondre en citantRevenir en haut

mais c'est carrément super!!!
la suite!

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Message Posté le : Ven 11 Fév 2005 à 21:00 Répondre en citantRevenir en haut

Merci Juju pour ton petit commentaire !!!! Embarassé



Lex se resservit un autre verre de scotch. Il se plaça devant la fenêtre de son bureau qui donnait sur le jardin. Il regarda les feuilles virevoltées autour des arbres. Son portable sonna sur son bureau. Il s’approcha et décrocha. La voix de Nell lui parvint.
« Lex, j’ai du nouveau. Je viens de trouver la candidate idéale.
- Je vous écoute. De qui s’agit-il ?
- Erin Kent.
- Erin ? Vous plaisantez ? Elle n’a que seize ans.
- Je sais mais c’est la plus capable de diriger ce genre d’établissement. Elle sera bénéfique pour le Talon.
- Vous lui avez dit que c’était moi l’acheteur ?
- Non. Pourquoi lui dirai-je ? C’est plutôt à vous de lui annoncez.
- Si elle le sait, elle refusera de travailler pour moi.
- Lex, je ne suis pas du tout d’accord avec vous. Elle saura mettre ses différends de côté. Elle veut vraiment ce travail. Je pense qu’il faut lui donner une chance.
- Non, je ne peux pas faire cela.
- Dites plutôt que vous ne voulez pas. »

Elle raccrocha. Lex tenait encore son téléphone dans les mains. Elle avait peut-être raison. Il ne voulait pas d’Erin pour diriger le Talon. La seule raison c’est qu’il ne pourrait pas la côtoyer chaque jour. Ce serait trop dur. Sentir son parfum. Entendre son rire. Voir son visage angélique. Et ne pas pouvoir la toucher. Embrasser ses lèvres douces au goût de fraises des bois. Il ne pourrait jamais supporter tout ça. Pourtant, il fallait qu’il se rende à l’évidence. Erin était capable de diriger le Talon dans ce qu’il allait devenir. Un café branché pour les jeunes du lycée. Il but son verre de scotch d’un trait et composa le numéro de Nell.
« J’ai bien réfléchi. Je suis d’accord pour qu’elle travaille au Talon.
- Vous ne le regretterez pas, Lex.
- J’espère bien. »



Zack se tenait devant le proviseur Ross. Celui-ci lui fit signe de prendre un fauteuil.
« Zack, je voulais te voir au sujet de tes parents.
- Mes parents ?
- Je n’arrive pas à entrer en contact avec eux.
- Ils sont en voyage d’affaires », mentit-il.

Il ne pouvait pas lui dire d’où il venait. Que ses parents étaient le fruit de son imagination.
« Monsieur Ross, pourquoi vouliez-vous voir mes parents ?
- Tu as fait une demande pour entrer dans l’équipe de football du lycée. Il me faut la permission de tes parents.
- Vous l’aurez. Je les appellerai ce soir et leur demanderait de me le faire parvenir rapidement.
- Crois-tu que tes parents seront de retour pour le bal d’Halloween organisé par le lycée ? J’aimerai bien faire leur connaissance à ce moment-là. »

Zack ne se sentait pas très bien. Il se demanda tout à coup si le proviseur savait qu’il avait été créé. Il fallait qu’il se trouve des parents le plus rapidement possible. Samedi c’était dans trois jours. Comment allait-il trouver des parents dans un laps de temps aussi court ?
« Je verrai cela avec eux au téléphone ce soir. »

Le proviseur le regarda. Ses yeux pénétrèrent ceux de Zack.
« Je compte sur eux pour samedi. »

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Message Posté le : Sam 12 Fév 2005 à 20:48 Répondre en citantRevenir en haut

et voili la suite !!!!



Durant tout le cours de Madame Rodriguez, Lana ne pensa qu’au Talon. Elle voulait le diriger. Elle allait abandonner les pom-poms girls. Cela faisait un moment qu’elle y songeait. Elle n’avait plus de passion pour ce sport. Même si ça lui donnait une raison pour côtoyer Clark sur le terrain. Elle ne voulait pas qu’un inconnu dirige le Talon.
« Ah ça non, hors de question ! » se dit-elle.

Il fallait qu’elle prouve à sa tante ce qu’elle valait vraiment. La sonnerie retentit. Elle se leva et sortit de la salle sans demander son reste. Elle courut jusqu’au journal où elle était sûre de trouver Clark. Elle le vit à travers la fenêtre. Il était assis à son bureau. Elle poussa la porte et s’avança vers lui un grand sourire aux lèvres. Il leva la tête et sourit à la vue de sa dulcinée.
« Comment s’est passé ton cours avec Madame Rodriguez ?
- Comme d’habitude. »

Elle s’installa sur ses genoux et l’embrassa comme si sa vie en dépendait.
« J’ai une chose importante à te dire. J’ai pris une décision.
- Une décision ? »

Il la regarda, surpris. De toute sa vie, Lana n’avait jamais pris une décision. Il était inquiet. Très inquiet. Elle se leva et fit le tour du journal, laissant sa main glisser le long de chaque bureau.
« Je vais quitter les pom-poms girls.
- Pourquoi ?
- J’en ai marre. Je veux faire autre chose de ma vie.
- Comme quoi ?
- Tu sais que Nell vient de vendre le Talon. Le nouvel acheteur cherche un gérant.
- Et tu t’es dis pourquoi je ne me présenterai pas ?
- Tu as tout compris.
- Lana, tu crois que tu vas avoir le temps de gérer tes cours et de t’occuper du Talon. Et moi, dans tout ça, j’attends patiemment que tu me notes dans ton agenda entre midi et deux, s’écria Clark, hors de lui.
- Tu as besoin de rapporter tout à toi ? hurla Lana.
- Oui, nous sommes un couple.
- Mais, il ne s’agit pas de nous, mais de moi. Je pensais que tu m’épaulerais. Je vois que je me suis trompée. »

Lana était furieuse. Elle sortit en trombe du journal. Les larmes coulaient le long de ses joues. Quelle idiote, elle avait été de penser que Clark comprendrait. Il ne pensait qu’à lui. Il disait « nous » mais il pensait « tu ». Quel égoïste ce Clark Kent. Elle se rua hors du lycée et alla se réfugier dans les gradins du stade. Elle se fichait de ce qu’il pensait. Elle lui prouverait à lui et à sa tante qu’elle était capable de diriger le Talon. Toute seule, comme une grande.



Clark était resté bouche bée de la réaction qu’elle venait d’avoir. Il regarda la porte se refermer doucement sur la fuite de Lana. Il se décida enfin quelques minutes plus tard à se lever et à lui courir après. Il la vit au loin sortir du lycée. Elle bousculait tout le monde sur son passage. Il était sûr qu’elle pleurait. Quel idiot, il avait été. Pourquoi était-il obligé de penser à lui tout le temps ? Depuis, qu’ils étaient ensemble tous les deux, ils avaient toujours fait ce que lui voulait. Il n’avait jamais pensé une seule seconde que ce n’était pas ce qu’elle voulait. Il devait réparer son erreur et le plus tôt serait le mieux. Il se rua hors du lycée, à son tour. Il la chercha du regard.
« Zut, où peut-elle bien être ! » se dit-il.

Il n’avait pas voulu la blesser. Il se dirigea vers le stade tout en pensant à ce qu’il allait lui dire lorsqu’il la retrouverait. Elle était là, en larmes, sur les gradins. Il n’osa pas s’approcher. Il eut un pincement au coeur en la voyant si malheureuse. Il la contempla un court instant avant de se décider à aller vers elle. Au bruit de ses pas, elle se retourna vers lui.
« Va-t-en, je ne veux pas te voir, hurla-t-elle.
- Je suis venu m’excuser pour mon comportement de tout à l’heure.
- T’excuser ? Toi, tu ne t’excuses jamais ! Il faut toujours faire ce que toi tu veux et moi dans tout ça. Tu t’es déjà demandé si j’avais envie de faire telle ou telle chose. Non. Monsieur veut faire ça, alors il faut que nous le fassions. La vie de couple c’est pas du tout comme ça. Il faut prendre les désirs et les envies des deux parties, et non de celle qui t’arrange le plus.
- Je suis désolée, Lana. Mes paroles ont dépassé ma pensée.
- Tu parles ! Tu pensais vraiment ce que tu m’as dit ! »

Elle haussa les épaules pour accentuer le poids de ses paroles. Il la regarda, penaud. Il ne savait pas comment lui exprimer son regret. Il voulut passer son bras autour de ses épaules mais elle le rejeta.
« Ca c’est tout toi ! Tu t’excuses et tu crois que tu peux me toucher comme avant. Tu m’as fait du mal, Clark. Beaucoup de mal.
- Mais, Lana...
- Va-t-en, je ne veux plus te voir », lui cria-t-elle.

Voyant qu’il ne bougeait pas d’un cil, elle se leva et sortit du stade. Clark la regarda une nouvelle fois partir loin de lui sans bouger. La réconciliation n’allait pas être aisée. Il devait trouver une solution le plus rapidement possible.



Erin revenait au lycée lorsque son portable se mit à sonner dans son sac à main. Elle se gara sur le bas côté et décrocha.
« Allo.
- Erin, ici, Madame Potter.
- Rebonjour, Madame Potter.
- Je viens de parler avec le nouveau propriétaire. Félicitations tu viens d’avoir le poste de gérante du Talon.
- Je ne sais pas comment vous remercier, Madame Potter.
- Remercie-moi en donnant le meilleur de toi-même et en faisant un travail irréprochable.
- Comptez sur moi. Je ferai de mon mieux. Merci infiniment pour ce que vous avez fait, Madame Potter.
- Je t’en prie, Erin. »

Nell raccrocha. Erin explosa de joie au volant de sa voiture. Elle se mit à crier de bonheur. Elle venait de décrocher son premier emploi.
« Deuxième étape, le Proviseur Ross », se dit-elle en riant.

Elle avait une idée pour aller plus vite. Elle se servirait de son pouvoir d’ubiquité. Elle se concentra. Une petite lumière jaillit de son corps et vint s’installer à côté sur le siège passager.
« J’ai besoin de toi, déclara Erin à son autre corps.
- Je parie qu’il faut que je parle à tes parents pendant que tu t’occupes du proviseur. C’est bien cela ?
- Tout à fait. »

Elles partageaient le même corps tout le temps donc elle n’avait pas besoin de longues phrases pour s’exprimer l’une à l’autre. Erin démarra la voiture et fila vers la ferme de ses parents.



Le shérif avait attendu plus de deux heures la dépanneuse pour remorquer la voiture abandonnée jusqu’au centre ville. Il se trouvait maintenant derrière son bureau où il épluchait les rapports que Peg lui avait posé. Sa secrétaire passa sa tête par la porte.
« Shérif Miller, un appel pour vous du commissariat de Denver.
- Le commissariat de Denver ? Que me veulent-ils ?
- C’est au sujet de la voiture que vous avez découverte ce matin.
- Okay. Passez-les moi, s’il vous plaît. »

Sa secrétaire disparut comme elle était apparue. Le téléphone du shérif sonna. Il décrocha.
« Shérif Miller à l’appareil.
- Bonjour, Shérif, ici, l’inspecteur Sarah Wright. Je vous appelle au sujet de la voiture d’Ashley Walker.
- Que se passe-t-il ? demanda Miller, intrigué.
- Nous venons de recevoir un appel de ses parents. Apparemment elle devait les rejoindre en Floride pour les fêtes d’Halloween. Elle est partie hier après-midi de l’université.
- En clair, elle n’est jamais arrivée. C’est bien ça ?
- Exactement. Je suis chargée de l’enquête. Je serai à Smallville dans la journée.
- Je suis à votre disposition. »

Le Shérif frappa de ses poings son bureau qui vibra sous l’impact. Sa secrétaire n’osa même pas passer sa tête par la porte. Elle connaissait assez bien les sautes d’humeur de son patron. Une fois qu’il se fut calmé, il sortit de son bureau et s’appuya de ses mains sur le bureau de Peg.
« Nous avons un problème. Un gros problème. »

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Message Posté le : Dim 13 Fév 2005 à 12:52 Répondre en citantRevenir en haut

Lana ne voulait plus voir de sa vie, Clark Kent l’Egoïste. Elle s’était réfugiée dans les vestiaires où elle avait soulagé son chagrin à coup de grosses larmes. Elle essuyait ses yeux rougis par tant de sanglots lorsque la porte s’ouvrit dans son dos. Chloé entra. Elle vit son amie debout devant le miroir. Elle se plaça derrière elle et lui posa une main sur son épaule.
« Et bien, ma belle, qu’est-ce qui se passe ? »

Ses simples mots remirent les larmes aux yeux de Lana. Chloé l’attira tout contre elle. Lana voulut se dégager, mais elle avait tant besoin de réconfort qu’elle se remit à pleurer doucement dans les bras de son amie. Chloé lui caressait les cheveux, tout en lui murmurant des paroles réconfortantes. Elle conduisit Lana jusqu’au banc au milieu des vestiaires.
« Qu’est-ce qui se passe ?
- Rien.
- Il doit bien y avoir une raison pour que toutes ses larmes inondent ton joli minois.
- Une seule. Les hommes sont tous les mêmes. Ils sont égoïstes.
- Oh, je vois que c’est à cause de Clark que tu es dans cet état.
- Oui, c’est à cause de lui. Il est tellement égoïste, tellement sûre de lui, tellement...
- Parfait que tu es tombée amoureuse de lui au premier regard.
- J’aurai dû me crever les yeux, murmura-t-elle.
- Lana, qu’est-ce qu’il t’a fait ? demanda Chloé, en réprimant un sourire.
- Je lui parlais de quelque chose qui me tenait à coeur et lui, il ne me parlait que de nous.
- Quelle était cette chose si importante à ton coeur ?
- Le Talon a été vendu et le nouveau propriétaire cherche un gérant. Je voulais me proposer.
- C’est une excellente idée ! cria Chloé.
- Et bien, Clark n’est pas de cet avis.
- C’est normal. Clark est fou amoureux de toi. Il a juste peur que tu n’ais plus assez de temps à lui consacrer. Tu sais, gérer un établissement, ce n’est pas si facile et c’est très prenant.
- Mais, j’aurai toujours du temps pour lui. Enfin, avant cette conversation, j’aurai eu du temps pour lui, mais maintenant, plus une seule seconde !
- Lana, ne t’emportes pas aussi vite. Ce n’est qu’une dispute d’amoureux. Certes, c’est votre première, mais tous les couples en ont.
- Non, nous ne sommes pas tous les couples. »

Lana se leva et se dirigea vers le miroir. Elle se regarda longuement. Ses yeux étaient rouges et bouffis. Ses cheveux étaient en pagaille. Dans quel état s’était-elle mise à cause de lui ? Elle fit face à Chloé.
« Tu peux me rendre un immense service ?
- Bien sûr.
- Tu peux m’emmener chez ma tante. Je voudrai parler avec elle.
- A une condition !
- Laquelle ?
- Que tu te fasses belle. Tu ne vas pas aller à un entretien avec cette tête toute malheureuse. »

Elles éclatèrent de rire. Chloé s’approcha de son amie et lui arrangea les cheveux. Elle sortit une boîte de fond de teint qu’elle tendit à Lana. Le sourire retrouvé, elles sortirent toutes deux du vestiaire bras dessus bras dessous et se dirigèrent vers le parking où la voiture de Chloé les attendait. Zack les regarda passer tout près de lui. Il les suivit des yeux jusqu’à ce qu’elles passent la porte vitrée du lycée. Il prit son sac dans le casier et prit le même chemin qu’elles. Il avait si peu de temps pour trouver des parents. Trois jours. Trois malheureux jours. Il avait décidé de sécher les cours et de filer jusqu’à Metropolis. Là, il était sûr de trouver des vagabonds qu’il payerait pour être ses parents. Il avait déjà trouvé une maison où vivre. Des parents, ça ne pouvait pas être très compliqué à trouver. Perdu dans ses pensées, il fila tel l’éclair vers un père et une mère potentiels.

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Message Posté le : Dim 13 Fév 2005 à 19:09 Répondre en citantRevenir en haut

Clark arriva sur le parking au moment où Chloé et Lana le quittaient. Il chercha du regard sa voiture et ne la vit nulle part. Sa soeur avait du l’utiliser pour faire une course. Il regarda à droite puis à gauche, pour voir si quelqu’un le regardait. Il devait utiliser sa super vitesse et il ne voulait pas être vu. Voyant que personne ne faisait attention à lui, il activa son pouvoir. Le vent soufflait à ses oreilles. Dans des moments comme celui-là, il avait l’impression de voler. Il croisa des voitures sur son trajet, mais elles ne firent même pas attention à lui. Il courait trop vite pour que l’oeil humain s’en aperçoive. Il s’arrêta devant le magnifique manoir des Luthor. Il sonna à la porte. Terry vint lui ouvrir quelques instants plus tard avec un grand sourire.
« Bonjour, Monsieur Kent.
- Bonjour, Terry. Lex est-il là ?
- Oui, il est dans son bureau.
- Pas la peine de m’accompagner, Terry. Je connais le chemin. »

Terry acquiesça d’un hochement de tête en le faisant pénétrer dans le manoir. Clark le remercia d’un sourire et gravit l’escalier en marbre blanc. Il longea le couloir jusqu’au bureau de Lex. Il frappa à la porte et entra. Lex était assis dans son fauteuil en cuir derrière son bureau en chêne. Il leva les yeux à l’entrée de son ami.
« Que me vaut ta visite, Clark ?
- Je suis venu te demander une faveur.
- Une faveur ? J’essaierai de t’aider si je le peux.
- Je voudrai connaître le nom du nouveau propriétaire du Talon.

Lex se leva et alla se servir un verre. Il proposa un verre d’eau gazeuse à Clark qui refusa d’un geste. Il retourna s’asseoir et croisa les mains sur son bureau.
« Pourquoi veux-tu connaître son nom ?
- J’ai besoin de lui parler en urgence.
- A quel sujet ?
- J’ai trouvé la personne idéale pour gérer le Talon.
- Ah bon, et qui est-ce ?
- Lana.
- Lana ? Elle veut le gérer ? Pourquoi ?
- Une question de sentiments. Elle est très attachée au Talon depuis toujours. Alors qui est le nouvel acheteur ? Tu le sais ?
- Oui, je le sais. »

Lex se racla la gorge. Il était gêné d’avouer la vérité à son ami. Il ne savait pas du tout comment Clark allait prendre la chose.
« Ce que je vais te dire maintenant ne doit pas sortir de cette pièce. »

Il jeta un regard à Clark, attendant une réaction de sa part. Lex se cala confortablement dans son fauteuil. Clark le regarda et lui fit signe de continuer.
« Ne t’inquiète pas ! Je ne dirai rien. Tu peux me faire confiance.
- Je suis le nouvel acquéreur.
- Toi ? Mais pourquoi nous l’avoir caché ? Pourquoi l’as-tu acheté ?
- Tu es le seul à le savoir avec Nell Potter. J’attendais que l’affaire Adams se tasse pour pouvoir vous en parler. Je ne voulais pas de mauvaises publicités pour le Talon. Et si je l’ai acheté c’est...
- C’est pour ma soeur. Enfin, je veux dire par là que c’est sentimental. Une façon de garder les souvenirs intacts.
- Oui, c’est tout à fait ça.
- Pourrais-tu intercéder dans ma demande et prendre Lana à la direction ?
- J’ai déjà trouvé le gérant.
- Oh ! s’exclama Clark cachant mal son regret.
- C’est ta soeur.
- Erin ? Mais elle ne m’en a même pas parlé. Quand ?
- Il y a une heure à peu près.
- Je n’en reviens pas. Si elle apprend que c’est toi... »

Clark stoppa net sa phrase. Il n’aurait jamais du dire une chose pareille. Il leva les yeux vers Lex. Son visage était livide et ses yeux encore plus pâles que d’habitude.
« Lex souffre donc autant qu’Erin », pensa Clark.

Lex prit son portable posé sur son bureau et composa le numéro du magasin de fleurs.
« Nell, ici Lex. Je voulais juste vous dire que si Lana vient vous demandez l’emploi, je l’engage.
- Lana ? Demandez l’emploi ? Qu’est-ce que c’est que cette histoire ?
- Votre nièce voudrait diriger le Talon et je suis totalement d’accord.
- Mais, je viens de dire oui à Erin.
- Pas de problème. Elles se partageront le travail ce qui sera bénéfique pour leurs études respectives.
- Bien, je lui donnerai l’accord. Merci Lex de lui donner sa chance.
- Ne me remerciez pas, mais remerciez plutôt Clark. C’est lui qui a eu cette idée. »

Il raccrocha. Clark le regarda, aux anges.
« Merci Lex. Ne t’inquiète pas, je ne dirai rien. Ton secret sera bien gardé avec moi.
- Je sais, Clark j’ai confiance en toi. »



Il était seul dans sa chambre. Il ouvrit son armoire qu’il fermait toujours à clé, de peur que quelqu’un franchisse la limite de son domaine personnel. Il y avait une photo d’une jeune femme blonde comme les blés. Elle souriait à l’objectif. Il alluma la bougie rouge sang qui se trouvait devant la photo. Il se mit à genoux devant la photo et joignit les mains.
« Samantha, il me reste deux filles à trouver. Et à ce moment-là, tes péchés seront expiés. Et ton salut sera proche. Enfin, Lex Luthor payera le mal qu’il t’a fait. Tout comme a payé ce satané Docteur Allen. »

Il regarda un instant la flamme de la bougie vaciller doucement. Il se releva et sortit une autre photo qu’il posa à côté de celle de Samantha. Ashley, étendue sur l’autel, ne souriait pas. L’expression de son visage montrait la souffrance et la peur. Il alluma une autre bougie qu’il déposa devant la photo.
« Pour son salut, j’expierai ses fautes ! Je vous le promets, Seigneur. Elle pourra enfin accéder au Paradis. »

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Message Posté le : Dim 13 Fév 2005 à 21:10 Répondre en citantRevenir en haut

Erin avança vers la ferme de ses parents d’un pas décidé. Elle savait que cette conversation n’allait pas être des plus faciles. Ses parents ne la comprendraient pas. Elle en était certaine, Mais elle devait leur dire ce qu’elle avait décidé. Que ça leur plaise ou non, elle ne reviendrait pas sur sa décision. Elle entendit son père s’acharner sur le tracteur, une nouvelle fois en panne. Elle s’approcha de lui.
« Erin, tu n’es pas en cours ?
- Non, pas pour le moment.
- Qu’est-ce qui se passe ? Tu as des soucis au lycée ?
- Non, aucun. »

Elle ne savait pas du tout comment elle allait aborder le sujet. Son père n’était pas la meilleure personne pour discuter. Il se mettait en colère même pour une petite chose insignifiante. Mais, là, ce n’était pas une petite chose. Alors qu’elle serait sa réaction ? Erin n’osa l’imaginer. Elle décida de se jeter à l’eau. Elle prit une grande bouffée d’oxygène.
« Papa, j’ai quelque chose à te dire !
- Ca je le savais déjà. »

Jonathan connaissait assez sa fille pour savoir que si elle était revenue à la maison au lieu d’aller en cours, c’est qu’elle avait quelque chose à dire d’urgent ou de grave. Il sortit de sous le tracteur et fit face à sa fille. Il prit le chiffon qu’elle lui tendait pour qu’il puisse s’essuyer les mains.
« Qu’as-tu à me dire ?
- Je vais travailler au Talon.
- Quoi ? Et tes études ? »

Jonathan était hors de lui. Il s’attendait à tout sauf à ça. Erin plongea ses yeux verts dans les prunelles bleu de son père.
« Maman et toi avez besoin d’argent pour entretenir la ferme. Alors, j’ai décidé de travailler pour pouvoir vous aider.
- C’est hors de question, cria Jonathan. Je ne veux déjà pas que ta mère travaille alors toi, c’est non.
- C’est ma vie, j’en fais ce que je veux. Et je veux travailler et tu ne m’en empêcheras pas quoique tu dises.
- C’est ce que nous verrons petite fille. »

Martha, entendant les cris, sortit de la ferme.
« Que vous arrive-t-il tous les deux ?
- Ta fille veut travailler. Voilà ce qui se passe.
- Quoi ? s’exclama Martha sous le choc.
- Ta fille a perdu la tête.
- Non, je n’ai pas perdu la tête. Vous avez besoin d’argent. Je vous ramènerai de l’argent.
- Mais, où comptes-tu travailler ? demanda Martha.
- Au Talon. En tant que gérante. »

Erin regarda ses parents l’un après l’autre. Les yeux de son père exprimaient tout son mécontentement. Sa mère avait posé la main sur son coeur. Signe qu’elle était très bouleversée.
« Papa, maman, je ne vais pas revenir sur ma décision que vous l’acceptiez ou non !
- Je ne veux pas que tu travailles pour nous aider, Erin ! déclara sèchement son père.
- Et bien moi, c’est ma décision. »

Erin parlait sur le même ton que son père employait. Martha se mit entre eux deux pour les calmer.
« Calmez-vous tous les deux. Ce n’est pas la peine de vous emporter de cette façon.
- Reste en dehors de ça, Martha.
- Jonathan...
- Martha, ne t’occupe pas de ça. Il faut qu’elle comprenne...
- Que je comprenne quoi ? Que ça ne plait pas à mes parents que je les aide ? Que mon père est un macho qui ne veut pas que sa femme ou sa fille travaille ? Papa, réveille-toi, nous sommes au 21ème siècle. Les femmes aussi travaillent. »

Jonathan sentit la moutarde lui monter au nez.
« Je connais la vie bien mieux que tu ne l’as connais, petite fille. Je ne veux pas que ma fille de seize ans travaille et elle ne travaillera pas. C’est bien compris ? Si, tu me désobéis, petite fille. Ce n’est plus la peine de mettre les pieds dans cette maison. C’est bien compris ?
- Jonathan ! s’écria Martha en pleurs. C’est mon bébé aussi.
- Laisse-le maman. Et j’ai bien compris papa. Je ne remettrai plus les pieds dans cette maison. »

Jonathan s’en voulait amèrement. Ses paroles avaient dépassé sa pensée. Sa fille était têtue et il le savait. Erin le regarda les yeux remplis d’hostilité.
« Bien, je vois que nous n’avons plus rien à nous dire. Au revoir. »

Jonathan suivit des yeux la silhouette de sa fille. Elle partait. Qui sait quand elle reviendrait ? Peut-être jamais. Martha se mit à pleurer doucement. Il la voyait secouer de sanglot. Il l’attira tout contre lui. Martha pleurait sur la perte de leur fille.
« Jonathan...
- Martha, je suis désolé ! »

Il lui embrassa les cheveux. Ils sentaient bon la camomille. Il leva les yeux une dernière fois vers la silhouette d’Erin qui disparaissait au loin. Sans un regard en arrière, elle continuait d’avancer la tête haute. Elle ne voulait pas que ses parents voient à quelques points elle souffrait. Elle n’avait jamais pensé que cette conversation finirait ainsi avec son départ de la ferme familiale.

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Message Posté le : Mar 15 Fév 2005 à 21:00 Répondre en citantRevenir en haut

Zack se promenait dans les grandes rues de Metropolis. Il ne devait pas se servir de ses pouvoirs sinon ses parents potentiels prendraient peur. Il ne savait pas du tout comment il fallait se comporter avec des parents, vu qu’il n’en avait jamais eu. Il repéra un mendiant d’une quarante d’années. Il s’approcha de lui d’un pas décidé.
« Bonjour, déclara Zack.
- Vous n’auriez pas une petite pièce ? » déclara l’homme.

Zack fouilla dans sa poche et en sortit un billet de dix dollars. L’homme tendit la main vers le billet. Zack le recula.
« Tu peux en avoir plein si tu me rends un service ! » déclara-t-il tout bas à l’oreille de l’homme.

Le mendiant regarda Zack, intéressé. Il se demanda ce qu’un jeune homme tel que Zack pouvait attendre d’un mendiant tel que lui.
« Que dois-je faire ? demanda-t-il soudain.
- Etre mon père. Je te paierai pour ça. Tu auras un travail et une jolie maison. Cela te convient ?
- Ton père ? Tu dois déjà en avoir un ? Pourquoi voudrais-tu d’un père alcoolique comme moi ?
- Car je n’ai pas de parents. Je pense que tu feras l’affaire. Et ton problème d’alcool ne me dérange pas.
- Combien je serai payé pour te rendre ce service ?
- Je te trouverai un travail et tu auras tout ce que tu voudras. Cela te convient ? »

Le mendiant regarda ses pieds. Il réfléchissait à la proposition du jeune homme.
« J’aurai une nouvelle vie ? Avec une femme ? Une maison ? Un travail ?
- Oui, tu auras tout cela ! »

Le mendiant tendit sa main à Zack qui la serra dans la sienne. Zack examina les traits de l’homme plus attentivement. Il était grand, brun, avec une longue barbe et une moustache et surtout il avait les yeux bleus comme lui. Certes, il ne sentait pas très bon et il était sale, mais cela n’était que des détails. Le plus important aux yeux de Zack, c’était qu’il en fasse un père respectable en trois jours.
« Maintenant, il faut que l’on te trouve une femme qui pourrait être ma mère, déclara Zack. Au fait, tu t’appelles comment ?
- Christian Hill. Et toi ?
- Zack Timberland. Maintenant, ton nom sera Christian Timberland.
- Très bien. Que dois-je savoir sur ma nouvelle vie ?
- Tu as quel âge ?
- 42 ans.
- Parfait. J’ai 18 ans, nous vivons à Smallville dans une jolie ferme que je viens de retaper. Tu travailles comme commercial et tu es souvent en déplacement.
- Dans quelle société ?
- Dans laquelle veux-tu aller ?
- A la Luthorcorp.
- Bien, tu y seras engagé.
- Mais, je n’y connais rien dans ce métier.
- Je t’apprendrai tout au fur et à mesure. N’aie pas t’inquiétude. »

Ils marchèrent le long du trottoir. Zack regardait toutes les femmes qui passaient. Aucunes ne correspondaient à ce qu’il recherchait.
« Quel genre de femmes aimes-tu ? demanda-t-il à Christian.
- Les blondes, avec des poitrines imposantes. »

Zack sourit. Il chercherait donc une blonde pour faire plaisir à son nouveau père. Ils s’arrêtèrent à un carrefour.
« En vois-tu une qui te conviendrais ? Après tout, c’est toi qui va partager son lit. »

Christian regarda à droite puis à gauche. Aucunes femmes n’attiraient son attention. Il fit signe à Zack que non. Ils continuèrent leur chemin. Christian posa sa main sur le bras de Zack et lui indiqua une très jolie blonde.
« Très bon choix. Allons lui parler. »

Ils traversèrent la route en courant et s’arrêtèrent devant la femme. Elle les dévisagea l’un après l’autre.
« Que me voulez-vous ? cria-t-elle.
- Te proposer un contrat pour te sortir de la rue.
- Me sortir de la rue ? Pourquoi feriez-vous une chose pareille ?
- Tu n’as jamais voulu avoir une autre vie.
- Et pourquoi faire ? s’écria-t-elle.
- Une vie où tu aurais un mari, une jolie maison dans une petite ville tranquille.
- J’ai eu tout ça une fois. Et je l’ai perdu par sottise. Je ne veux plus du tout décevoir.
- Mais moi, tu ne me décevras pas, annonça Zack.
- Et pourquoi ça ? demanda la femme.
- Tu es parfaite.
- Ecoute-le, il a tant de choses à nous offrir », s’exclama Christian.

La femme les examina chacun leur tour. Ses yeux se posèrent un peu plus longtemps sur Zack.
« Si, je vous suis, que dois-je faire ?
- Etre ma mère et sa femme.
- Tu plaisantes ?
- Absolument pas. J’ai besoin de parents et vous êtes ma dernière chance d’y réussir.
- Où sont tes vrais parents ?
- Ils sont morts lorsque j’étais petit », mentit Zack.

La femme le prit dans ses bras. Elle sentait le vieux poisson et le chien mouillé. Mais il ne se recula pas. C’était si bon de sentir des bras autour de lui.
« Mon pauvre petit. Bon, je marche dans la combine. »

Zack était fou de joie.
« Bien, ton nom s’il te plaît ?
- Olivia Scott.
- Dorénavant, tu seras Olivia Timberland. Tu es marié à Christian, ici présent. Et je suis ton fils, Zack. Nous vivons dans une jolie ferme à Smallville. Et il faut que je te trouve un emploi. Que sais-tu faire ?
- Pas grand chose ? »

Zack réfléchirait à la question plus tard. Pour le moment, il était temps de rentrer à la maison et de transformer ces deux individus en vrais parents.



Chloé se gara le long du trottoir devant le magasin de fleurs. Lana descendit de voiture et se pencha au-dessus de la portière qu’elle venait de refermer.
« Tu m’attends là, je n’en ai pas pour très longtemps ?
- Ne t’inquiète pas, Lana. Je patienterai tranquillement dans la voiture. »

Lana sourit. Chloé croisa deux doigts et les lui montra.
« Bonne chance !
- Merci. »

Lana entra dans le magasin sous les yeux rieurs de son amie. Chloé monta le son de l’autoradio. Elle parcourut la rue des yeux. Une voiture attira son attention. Elle était noire. Une femme en descendit et entra en courant dans le bureau du shérif.
« Je parie qu’il se passe quelque chose d’intéressant », murmura Chloé.

Elle regarda Lana à travers la vitrine. Elle était en pleine conversation avec sa tante. Chloé reporta son attention sur la voiture. Elle venait du Colorado.
« Je mettrai ma main à couper que cette voiture est banalisée. Mais, pourquoi des flics du Colorado viendraient à Smallville ? »

Elle sortit de la voiture au moment où Lana quittait le magasin avec un sourire jusqu’aux oreilles.
« Toi, tu as eu le job ! s’exclama Chloé.
- Oui. C’est super bien. Il faut que je prévienne le Proviseur Ross que je quitte les pom-poms girls.
- Tu peux attendre deux petites minutes, je voulais faire un tour chez le Shérif.
- Pourquoi ?
- Mon instinct me dit que quelque chose se trame et je veux en avoir confirmation. »



Sarah Wright venait de pénétrer dans le bureau du shérif. Elle parlait à Peg lorsque le Shérif Miller fit son apparition.
« Inspecteur Wright je suppose ?
- Vous devez être le Shérif Miller ? »

Ils se détaillèrent l’un l’autre un court moment. Miller remarqua que Sarah était une très belle femme avec ses cheveux bruns coupés courts, ses yeux noisette et ses lèvres pulpeuses.
« Nous pourrions peut-être passer dans votre bureau ?
- Bien sûr suivez-moi ! »

Il lui indiqua le chemin jusqu’à son petit bureau se trouvant au fond du poste. Il lui fit signe de prendre place sur une chaise et il s’assit derrière son bureau.
« Bien, je vous écoute. »

Sarah sortit une photo de la disparue. Miller la prit et la détailla. Ashley était une jeune fille rousse avec des yeux bleus et quelques tâches de sons sur les joues. Il la posa sur son bureau entre eux deux.
« Elle s’appelle Ashley Walker. Elle à 18 ans. Elle est en première année de Droit à l’Université de Denver où elle est pensionnaire. Elle a quitté l’établissement vers 14h30. »

Elle lui tendit le registre de l’Université. Miller constata qu’Ashley avait une écriture très menue.
« Elle a pris de l’essence sur la route à une station service à environ 100 kilomètres d’ici vers 21h20. Elle a demandé son chemin. Elle se serait perdue en route. Puis, sa voiture est retrouvée dans votre ville. Comme je vous l’ai dit ce matin, ces parents nous ont appelé. Ils sont très inquiets. Nous avons fait une recherche sur sa voiture et nous avons vu que vous l’aviez découverte. »

Miller l’avait écouté sans un mot. Il regardait la photo de la jeune fille.
« J’aimerai avoir votre coopération sur cette affaire.
- Qu’attendez-vous de moi ? Nous sommes dans une petite ville où tout se sait très vite.
- Tout d’abord, j’aimerai que vous me conduisiez à la voiture. »

Le shérif se leva. Sarah le suivit hors du bureau. Ils tombèrent sur Chloé et Lana qui posaient des questions à Peg.
« Mademoiselle Sullivan, ce n’est vraiment pas le moment, déclara Miller.
- Donc, mon instinct ne m’a pas trompé. Il se passe réellement quelque chose », s’écria Chloé, folle de joie.

Sarah se tourna vers le Shérif, intriguée par cette jeune fille.
« Inspecteur, je vous présente la plus collante des reporters de Smallville, Mademoiselle Sullivan.
- Reporter ?
- Oui, dans le journal du lycée », s’exclama Chloé.

Chloé tendit sa main à Sarah. Celle-ci la serra puis, entraînée par Miller, sortit du poste.
« Shérif, on pourrait se servir de son journal pour retrouver Ashley ? murmura-t-elle à son oreille.
- Je ne trouve pas que ça soit une bonne idée ! chuchota-t-il à son tour.
- A Denver, nous travaillons beaucoup avec la presse. Ils nous aident beaucoup surtout pour les affaires de disparitions.
- Essayons. »

Il fit signe à Chloé de s’approcher. Il lui tendit la photo d’Ashley.
« Mademoiselle Sullivan, nous recherchons cette jeune fille. Si vous pouviez faire publier sa photo. Elle s’appelle Ashley Walker et elle a disparut près de Smallville. »

Chloé acquiesça tout en regardant la photo.
« Bien, je vais faire un article tout de suite. Je n’ai pas encore mis sous presse. »

Elle courut à sa voiture, suivit de Lana, et démarra. Le shérif ouvrit la portière à Sarah et monta derrière le volant.
« J’espère que vous ne faites pas une bêtise, Inspecteur Wright. Sullivan est comme un Doberman à l’heure du souper. Elle ne nous lâchera pas tant qu’elle aura un os à ronger.
- Je ne me trompe jamais, Shérif. Ne l’oubliez jamais. »



Le jardinier de Lex était arrivé en retard ce matin. Heureusement, personne ne s’en était aperçu. Il s’approcha de la fontaine. Il commença à se baisser pour arracher les mauvaises herbes lorsque quelque chose retint son attention. Un objet brillait au loin. Il s’approcha doucement. Une main sortait de la terre. A un de ses doigts, une bague brillait. A la vue du corps, son estomac sursauta et alla vomir derrière la fontaine. Une fois qu’il se sentit un peu mieux, les genoux comme du coton, il courut hors du jardin. Il monta dans sa voiture à la recherche d’une cabine téléphonique. Il n’aimait pas beaucoup Lex Luthor. Alors savoir qu’il y avait un cadavre dans son jardin, ça lui coupait toute envie d’y remettre les pieds.

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Message Posté le : Mar 15 Fév 2005 à 21:15 Répondre en citantRevenir en haut

C'est vachement bien! Choqué

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